Vers 18h, la fébrilité commençait à se faire sentir puisque pour plusieurs des 13 passagers présents, il s'agissait d'une première aventure à bord de ces gigantesques ballons, disons-le, tout de même très impressionnant. 19h tapant, notre pilote d'expérience Martin Grégoire tentait un appel à l'aéroport de Québec afin de savoir si les vents étaient favorables à notre envolée. « On se prépare pour un décollage », a-t-il lancé en raccrochant la ligne.
Faux départ
Particularité d'un vol en montgolfière : tout le monde doit mettre la main à la pâte pour préparer l'envolée selon les indications du pilote. « Ça va me prendre des volontaires pour tenir l'entrée du ballon lorsque je vais ouvrir les ventilateurs », a-t-il dit en nous pointant du doigt, mon amie et moi. Quelques minutes plus tard, l'excitation était à son apogée alors que le ballon semblait vouloir décoller et que le parc Victoria commençait à être bondé de spectateurs curieux de voir cette immense montgolfière de 125 pieds de long s'envoler dans le ciel en se laissant porter par le vent. Déception pour tout le monde, ce fut un premier décollage raté dû à l'ouverture des trappes situées dans le haut du ballon qui a laissé passer trop de vent. « Nous avons deux choix, soit on recommence tout ou soit on reporte le vol », a lancé Martin visiblement déçu par ce faux départ. Sans hésitation, l'équipage a répliqué « on recommence! ». Rapidement, nous avons réussi à tout remettre en place pour finalement réussir notre deuxième tentative. Un départ euphorique, un équipage satisfait, des paysages époustouflants et une expérience enrichissante, voilà ce que nous a fait vivre Montgolfière Aventure, à quelques jours des festivités entourant le Festivent. Il ne manquait qu'un bon sac de popcorn pour s'imaginer une scène de cinéma…avons-nous pensé une fois à 3000 pieds dans les airs.
Une fin marquante
Je ne peux toutefois passer sous silence notre atterrissage remarqué qui pour le moment, est toujours gravé dans mes derniers souvenirs dû à l'odeur qui m'a suivi pendant plusieurs heures. C'est en effet un champ de Saint-Henri fraîchement épandu qui nous a accueillis aux alentours de 21 heures, à la grande surprise des vaches occupant les terrains voisins. De retour à la maison, l'odeur était toujours présente, mais me rappelait tout de même de très bons souvenirs... Par Marie-Michelle Gagné

Sur la photo : En préparation pour le décollage

Sur la photo : Le ballon qui s'élève tranquillement avant le premier faux départ.

Sur la photo : Vue sur Québec


CRÉDITS PHOTOS : MARIE-MICHELLE GAGNÉ